Contrat de bassin de l'Uhabia : les précisions
Dans un courrier adressé au journal Le Monde, la Municipalité dénonce l'article paru dans ce quotidien le 30 décembre 2011 et rappelle les objectifs du Contrat de Bassin de l'Uhabia.
Voici le courrier adressé par la Mairie de Bidart à la Direction du journal Le Monde :
Monsieur le Directeur,
Nous avons été stupéfaits de constater, à la lecture d'un article signé Michel Garicoix, titré "Sur la côte basque, le rejet en mer comme remède à la pollution des rivières", publié dans le Monde.fr du 29.12, puis dans sa version papier du 30.12, le nombre de contrevérités, de caricatures, et d'inexactitudes qu'il concentrait (une dizaine) :
- 1er paragraphe "(...) assainissement collectif défaillant" : FAUX
il s'agit d’assainissements autonomes défaillants (fosses septiques). En effet, depuis la création de nos trois bassins de rétention et la mise au normes de notre assainissement collectif (en cours) la pollution de l'Uhabia est maintenant le fait des assainissements non collectifs (ANC), le lessivage des sols après la pluie et les mauvaises pratiques agricoles.
-2ème paragraphe "(...) cette localité (...) fait partie d’un zone Natura 2000" : INEXACT
la commune de Bidart fait 1215 Ha et seule une partie des eaux des eaux océaniques littorales est en zone Natura 2000
- 3ème paragraphe "deux bassins de stockage de 35.000 m3" : FAUX
1 seul bassin de stockage pour la rivière de 35.000m3 est prévu et 1 bassin de rétention de 600m3 pour les eaux du réseau unitaire de la rue Uhabia est déjà réalisé et en fonction depuis mai 2011.
- 5ème paragraphe "coût total de l'opération : 22 millions d'euros" : FAUX
L'opération dont il est question dans l'article coûte 7 M€. C'est l'ensemble des travaux engagés par le Contrat de Bassin (11 signataires) qui représente 22,4M€. Soit 1/3 du financement pour l'aval (Bidart) et 2/3 pour l'amont.
- 7ème paragraphe : "la coordination santé environnement du Pays basque" : COMBIEN DE MEMBRES ?
Un nombre assez faible à notre connaissance. Sa présidente, Sylvie Peres dirige également un autre groupuscule :"vague toxique", aussi peu fourni en adhérents alors qu'une association de dimension européenne comme Surfrider Foundation Europe, forte de 8.000 membres et titulaire de nombreux agréments ministériels, soutient le projet, et n'est même pas citée dans cet article.
- 7ème paragraphe : "(...) l'océan, une poubelle (...) projet qui ne s'attaque pas au fond de la pollution" : FAUX
Au contraire, tout l'objectif du Contrat de Bassin est de résoudre de façon pérenne le problème de fond en impliquant tous les acteurs du bassin versant et en s'attaquant de front à toutes les problématiques rencontrées.
- 8ème paragraphe : "on retrouve dans la mer pesticides, détergents, restes de fuel" : FAUX
Aucune des analyses en notre possession, ni celles de l'Agence Régionale de Santé, ne corrobore ces affirmations. Nous attendons toujours que Mme Peres nous fournisse les preuves de ce qu'elle avance.
- 8ème paragraphe : (...) d'autres solutions : drainage des eaux de ruissellement : INADAPTE
Comme dans tout bassin versant, on ne peut canaliser des eaux de ruissellement qui rejoignent par gravité naturelle le lit d'une rivière. Il faut au contraire combattre les sources de pollutions en amont pour éviter qu'elles ne se retrouvent dans la rivière : c'est le travail que prévoit le Contrat de Bassin.
- 9ème paragraphe : "(...) traiter la rivière comme un égout et cacher la pollution" : FAUX
C'est bien tout le contraire qui est proposé, puisque le Contrat de Bassin vise à restaurer la bonne qualité naturelle de la rivière en s'attaquant à traiter tous les facteurs de pollution. NB : M. Lamarque est un conseiller d'opposition qui est le seul à s'opposer au projet (sur 27 membres), les 2 autres minorités du Conseil municipal le soutiennent. Pierre Espilondo, conseiller minoritaire abertzale, ayant même qualifié publiquement "d'irresponsable" cette position.
Le classement des plages est en route depuis 2 ans, le temps presse, il nous fallait donc trouver une solution immédiate aux problèmes de pollution que le contrat de bassin mettra beaucoup de temps à résoudre d'où la nécessité d'implanter une porte et un émissaire en mer afin d'obtenir des résultats immédiats, ce qui ne nous empêche pas de traiter parallèlement les pollutions de la rivière (déjà en cours).
Cet article est une véritable insulte pour tous les partenaires institutionnels fermement engagés dans la reconquête de la qualité des eaux de cette rivière Uhabia et par conséquent dans celle des eaux de baignade.
Après 30 ans de constat de dégradation, nous sommes fiers d'avoir enfin pu réunir tous les acteurs de ce bassin versant et fédérer tous les partenaires institutionnels, autour d'un Contrat de Bassin signé le 7 juillet 2011, qui est une grande 1ère historique.
L'Etat, la Région Aquitaine, le Département des Pyrénées-Atlantiques, l'Agence de l'eau Adour Garonne, l’Agglomération Côte Basque-Adour, les Syndicats mixtes, les communes concernées se sont unis pour la même cause : reconquérir la bonne qualité des eaux. 22,4 M€ sont engagés pour ce faire.
Nous déplorons par ailleurs que le journaliste responsable des ces écrits mensongers ait choisi :
- de ne pas être présent à la réunion publique du 5 décembre 2011
- de ne pas nous rencontrer avant la rédaction de son article
Du fait de la réputation de votre journal, nous ne pouvons laisser passer de telles approximations, indignes du sérieux doit faire preuve tout journaliste respectable. A ce titre, nous vous demandons de corriger les informations publiées, au même format et à la même place.
Vous remerciant par avance de l'attention que vous porterez à notre courrier, je vous prie d'agréer, Monsieur le Directeur, mes salutations distinguées.
NB : vous trouverez via ce lien le Dossier de presse présentant la gestion des flux de l'Uhabia et le Contrat de bassin de l'Uhabia.Marc BERARD1er Adjoint au Maire de BIDARTChargé de l'Urbanisme et de l'Environnement
